J'ai lu l'excellent article de Mme Hervé sur les folles de Casa (lien) et j'ai pensé moi aussi faire un petit hommage aux folles, ces gays qui expriment à outrance leur féminité... avec exagération parfois mais toujours avec plaisir.
Finalement j'ai décidé simplement de copier un extrait de l'article de Mme Hervé parce que je trouve, du haut de sa longue expérience, qu'elle en parle bien mieux que moi. Alors voici :
"[...] Ici à Casablanca mes meilleurs amis sont justement des folles ! Des vraies comme il n'en existe pratiquement plus à Paris. Dans les sociétés les moins permissives, les homos se planquent et s'arrangent pour passer inaperçus. C'est alors que surgit la folle : l'homo dans toute sa splendeur, qui loin de se cacher, vous explose à la gueule. Il choisit d'accentuer toute la féminité qui est en lui, et la retourne contre l'agresseur hétérosexuel. Et vas-y que je tortille du cul, que je sens bon, que j'ai plein de bagouzes, que mes fringues me sculptent et que je pue le sexe ! Et moi au moins je suis drôle, je suis comme je suis et je vous emmerde ! Et la folle va conquérir la société, elle part en guerre contre la connerie, revendique son droit à la différence, et finit par gagner la bataille : le tapis rainbow de la reconnaissance se déroule enfin. Le gay va pouvoir exister, et c'est à partir de ce moment là qu'il va préciser dans ses annonces de drague : "folles s'abstenir". Car le gay préfère la virilité, vous savez, celle qui vous rend invisible et inodore. [Bien dit !!!]
A Casa, la folle s'en donne à coeur joie ! Si on grimpe dans un taxi ce sera la provoc avec le chauffeur, on va minauder, soupirer, le faire rire, et au bout du compte obtenir avant la fin de la course son numéro de téléphone. Dans la rue, à condition tout de même d'être en bande, cela mate sec, et piaille ! Pas question d'être discrets. Comme en plus ici les hommes peuvent se prendre par la main, on en rajoute dans les accolades démonstratives. Et à chaque fois que le groupe croise une copine, c'est un débordement d'embrassades bruyantes.
Tout cette explosion de follitude se déroule tout de même sous la contrainte d'une société pas très souple. On croise des regards lourds, on entend des insultes, on frôle parfois l'incident. [...] Encouragées par la bonne humeur communicative du groupe, les folles ne sont pas inconscientes, mais courageuses." [...]
Le blog de Mme Hervé : http://www.boite-a-frissons.fr/leblog

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